carte de visite salon Elodie

Audreco : Élodie, bonjour ! Vous venez de créer une entreprise en toilettage ! Nous voudrions vous poser quelques questions à propos de votre démarche ! Et tout d’abord, que faisiez-vous jusqu’à présent ?

Élodie : j’étais comptable et après magasinière

Audreco : qu’est-ce qui vous a orienté vers ce métier, le toilettage ?

Élodie : bon, pour commencer, j’ai toujours été attirée par les animaux, comme le prouve mon engagement précédent avec les chevaux. Et puis le hasard a voulu que la toiletteuse près de mon domicile prenne sa retraite : j’ai pensé qu’une place était alors à prendre ! Travailler avec les chiens, être mon propre patron, quelle magnifique opportunité de répondre oui à ces deux aspirations !

Audreco : être votre propre patron ?

Élodie : oui, c’est très important pour moi ! Ne cherchez pas, c’est de l’atavisme ! Mon père était entrepreneur, et je n’imagine pas pour moi autre chose. J’ai toujours aimé travailler en tant qu’indépendante, et j’ai d’ailleurs commencé à le faire dès mes 13 ans, pratiquant des travaux de comptabilité pendant mes vacances.

Audreco : donc le projet est arrêté, et vous commencez par penser formation ?

Élodie : Bien entendu ; a priori, je préférais une formation débouchant sur un diplôme. Il y a bien une école à Mulhouse, mais c’était un peu compliqué, à commencer par les déplacements : plus de 130 km de mon domicile. Audreco présentait une solution plus adaptée à mon cas, avec une partie théorique à distance, des regroupements à Paris, certes, mais d’une durée limitée, et une formation pratique chez un partenaire d’Audreco, pas trop loin de chez moi. Une solution qui préparait également au même diplôme que celui proposé par Mulhouse, le Certificat de toiletteur canin, CTC. Les cours théoriques, je pouvais les suivre comme je voulais, par exemple le soir en rentrant chez moi.

Audreco : comment envisagez-vous d’exercer cette activité ? Avez-vous pensé au toilettage à domicile ?

Élodie : le toilettage à domicile, j’ai vite écarté cette solution pour deux raisons : j’ai pensé qu’il serait difficile pour moi d’équilibrer les comptes d’une telle activité, mais surtout, dès le départ, je voulais me spécialiser, par inclination, vers les grands chiens : ce qui exigeait, bien sûr, une installation fixe. Je disposais d’un garage de 100 m² ! À moi de l’équiper, pour rendre mon projet possible ! Je ne proposerai donc pas de service à domicile, mais je proposerai à la clientèle d’aller chercher et de ramener les chiens.

Audreco : comment se sont passés les cours ?

Élodie : bon, je ne vais pas dire que c’était facile ! Il y a même eu des moments de lassitude… Et finalement tout s’est bien passé, comme le prouvent les notes que j’ai obtenues à l’examen !

Audreco : absolument, vous avez même obtenu une mention, ce qui est à souligner. Comment avez-vous ensuite équipé votre salon ?

Élodie : uniquement avec du matériel d’occasion, acheté sur Internet. Et je trouve le résultat élégant, comme vous le pouvez le voir sur les photos.

Audreco : aucun doute ! Cela paraît en effet à la fois charmant, et très opérationnel. Toutes nos félicitations. Quelle structure juridique avez-vous retenue ?

Élodie : la microentreprise, avec exonération de charges pendant trois ans. Pas de charge, pas de loyer… Et des débuts plutôt satisfaisants. Comme je vous l’ai dit, je me spécialise pour les gros chiens, qui viennent ainsi, pour un premier toilettage, parfois même de loin ! En effet, le plus souvent, dans les salons de toilettage, les gros chiens sont systématiquement tondus, ce qui pour moi est une forme de mauvais traitements à l’animal. J’évite donc de tondre, par contre je pratique les épilations, technique que j’ai apprise lors des stages de regroupement à Paris.

Audreco : parlez-nous de votre politique commerciale !

Élodie : je fidélise la clientèle à l’aide d’une carte de fidélité. Cependant, comme mes prestations sont proposées à un prix très raisonnable, je ne veux pas faire de remise sur le prix de toilettage. Par contre, il m’arrive d’accorder des remises sur le matériel et les accessoires que je propose. À noter que cette activité de vente démarre très bien. Par exemple, comme j’autorise le client à rester pendant le toilettage, la conversation s’engage, et j’ai l’occasion d’expliquer les avantages de mon offre de vente !

Audreco : proposez-vous de l’alimentation ?

Élodie : non, pas d’alimentation, je n’ai pas réussi à trouver une marque qui me convienne, la composition est toujours décevante et je ne veux pas diffuser ce type de produits. Mais je vends des produits d’hygiène, et des accessoires. Au début j’avais un tout petit stock, puis progressivement, comme j’en vends de plus en plus, je vais même agrandir la partie magasin !

Audreco : donc, des débuts plus que prometteurs !

Élodie : pour tout vous dire, j’ai eu de longues journées, en décembre…

Audreco : ah oui, quels sont vos horaires ?

Élodie : 8 h 30 – 19 h sauf le mercredi et le samedi, 8 h – 12 h, mais il m’est arrivé de commencer à 7h30 et de finir à 20h. Je dois encore travailler ma rapidité.

Audreco : avez-vous d’autres projets ?

Élodie : pas vraiment, pour l’instant je suis très bien comme ça, mais j’ai rencontré comportementaliste qui m’a beaucoup aidé et je pense développer une collaboration avec lui sous une forme ou une autre.

Audreco : bravo pour tout, tous nos vœux de réussite, et bonne continuation !

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