Un débat semble s’initier dans le pays concernant l’activité toilettage pendant le confinement. 

Un débat dans lequel je n’entrerai pas. 

Pour moi, la seule vraie question, et par suite, le seul débat qui vaille est celui du bien-être animal. 

Or, le confinement précédent nous l’a démontré de manière implacable : l’animal de compagnie en milieu rurbain ne peut tout simplement pas se passer de soins réguliers d’hygiène

Des interventions régulières de toilettage sont une nécessité absolue, pour tous les animaux vivant en milieu urbain ou en appartement et notamment (mais pas exclusivement) pour les animaux à poil long.

 L’abstention de soins est constitutive de mauvais traitements envers un animal, infraction mentionnée aux articles L.521-1 et R.654-1 du Code pénal et réprimé dans les conditions prévues à l’article L.521-1 du Code pénal ou d l’article R.15-33-29-3 du Code de procédure pénale. Il en irait de même pour toute personne qui se rendrait complice de ces faits, ainsi que le stipule l’article 121-7 du Code pénal.

À ce principe général, viennent s’ajouter les très profonds changements de la manière de vivre avec nos animaux. 

Le chien a définitivement quitté le chenil ou la niche à l’extérieur, pour s’installer à l’intérieur du domicile, quand ce n’est pas la chambre à coucher, voir le couchage…

Et combien sont désormais les chats à tout simplement ne jamais quitter le foyer familial, de toute leur existence ? 

Or cette cohabitation rapprochée sans soutien d’hygiène est tout simplement insupportable et très rapidement, c’est la santé même des animaux qui se trouve menacéeÀ noter que le risque de zoonoses (transmission de certaines pathologies à l’homme) doit également être pris en compte.

Le choix est donc le suivant : 

  • Ou bien on autorise la présence d’animaux domestiques, et dans ce cas, il faut ipso facto autoriser les services liés à cette présence, 
  • Ou bien il convient d’interdire la présence de ces mêmes animaux en milieu urbain ou rurbain. Une simple question de cohérence et de respect à l’animal.

Que faire désormais : une seule voix est possible, interroger sereinement notre Justice. 

Les personnes qui pensent que les services d’hygiène aux animaux domestiques ne sont pas un luxe de citadins, mais une nécessité, doivent se rassembler : propriétaires d’animaux, toiletteurs conscients, organisations professionnelles… et déposer une ou plusieurs plaintes auprès des tribunaux compétents.

Une action sans acrimonie, sans passion, seulement la recherche d’un arbitrage désintéressé

Motif de la plainte : la mise en question de toute forme d’entrave, quelle qu’elle soit, à l’activité liée aux services d’hygiène à l’animal de compagnie. 

Une action pour interpeller qui ? 

  • En priorité, les auteurs actifs de l’entrave (État, Préfectures, Police et Gendarmerie…)
  • Accessoirement, les organisations professionnelles qui soutiennent, que ce soit de manière active ou passive, l’entrave aux services d’hygiène (en clair, toutes les organisations qui ne viendraient pas soutenir clairement et activement la présente action, et qui pourraient être notamment, si tel était le cas les concernant, le Conseil de l’Ordre des Vétérinaires, les organisations professionnelles concernées par l’animal domestique…)

Vous partagez ce point de vue ? Dites-le et/ou agissez ! 

Il paraît que c’est tous ensemble que nous allons vaincre le Coronavirus. 

C’est tous ensemble que nous parviendrons à venir à bout de l’action mauvais traitement envers les animaux en cours. 

Nota 1 : une objection très habituelle des partisans de l’interdiction en période de confinement du maintien des services d’hygiène à l’animal de compagnie est qu’il faudrait limiter les déplacements des personnes. 

Une objection qui ne résiste pas à l’analyse mathématique des déplacements : la présence d’un chien en appartement induit un nombre conséquent de déplacements quotidiens de ses propriétaires, en regard desquels un déplacement même mensuel vers un salon de toilettage est d’une importance parfaitement négligeable. 

Nota 2 : pourquoi inclure les organisations professionnelles « passives » dans un dépôt de plainte ?

Constater que des professionnels vivant, et souvent fort bien, de l’animal de compagnie, manifestent à l’égard de celui-ci la plus parfaite indifférence à l’égard de son confort de vie et de sa santé est insupportable.

Michel Georgel, 10 novembre 2020

Nota : les propos tenus ci-dessus n’engagent que leur auteur.

Sur le même sujet : Confinement Octobre 2020

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4 Responses to Toilettage confiné… ou pas ?

  1. Luce dit :

    Parfaitement d accord avec votre analyse. Un regroupement de l ensemble des toiletteurs serait utile et nécessaire, pour expliquer aux autorités que nous ne faisons pas que de l esthétique, mais que nous sommes essentiels au bien être et à la santé des animaux.

  2. Luc Ladonne dit :

    Très bonne analyse

  3. Bonjour
    Moi même toiletteuse sans salarié.
    Je ss d’accord les gens ne restent pas ds le salon je prends le chien ds le hall.
    Les personnes rentrent que pour payer et ils partent.
    Donc du drive comme d’autres magasins .
    Les animaux on besoin de ns tout comme les vétos.

  4. Elisabeth dit :

    Une analyse réaliste
    Notre existence prouve à elle seule notre essentialite ( si tous les animaux de compagnie avaient le poil ras nous ne serions pas essentiels)

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