Quelque chose de très difficile à croire ou à comprendre pour un futur ou un débutant toiletteur, mais que tout pratiquant expérimenté sait parfaitement, c’est qu’il n’y jamais contradiction entre une gestuelle qui voudrait prendre en compte le comportement et l’éthologie, et une autre qui serait seulement tournée vers la seule productivité.

Non seulement, il n’y a pas, jamais, contradiction, mais plus que complémentarité, il y a souvent similitude.

Pour le dire autrement, l’idée générale est qu’il y aurait le « vite » (la productivité) et le « bien » (le souci d’un contact animal de qualité), et que par nature, plus on aurait de « vite », moins on aurait de « bien », et réciproquement !

Or, c’est exactement le contraire, dans le cas présent.

On peut chercher à cela toutes les explications que l’on voudra, toutes les justifications.

Il en est une cependant qui semble l’emporter sur toutes les autres, pour l’efficacité de sa démonstration : c’est la notion « d’harmonie ».

Une gestuelle adaptée au monde animal est en harmonie avec la réalité particulière de ce monde. Mais une gestuelle ergonomique, c’est-à-dire une gestuelle qui élimine les gestes inutiles, ne gardant que ceux qui sont essentiels, en les rationalisant parfois jusqu’à l’extrême, est également une gestuelle « harmonique ».

Or les animaux en général, et la plupart des animaux domestiques en particulier, sont extrêmement sensibles à une éventuelle harmonie ou dysharmonie des gestes humains. Dans le premier cas, ils se trouvent rassurés, dans le second, ils sont effrayés.

Tous les cavaliers, du moins les cavaliers ayant atteint un certain niveau, savent parfaitement cela. Une gestuelle déterminée et sûre entraîne presque automatiquement l’adhésion de l’animal, tandis qu’une autre, plus incertaine, produira de la peur, voire de la résistance, quand bien même cette gestuelle serait animée de toutes les meilleures intentions.

Et de ce point de vue, les chiens, comme d’ailleurs les chats, au moins dans une certaine mesure, sont beaucoup plus proches des chevaux qu’on ne le croit. Des gestes sûrs et déterminés produisent chez les trois espèces des effets à peu près identiques.

Que faut-il apprendre pour devenir un bon toiletteur ?

Des notions de morphologie, de biologie ? La connaissance des produits ? Le maniement des différents outils ? Les standards et les formes des toilettes ? Bon, rien de tout cela n’est réellement inutile, mais cela soit dit entre nous, rien non plus d’absolument essentiel. Même si vous ne l’avez pas appris, vous finirez bien par le découvrir tout seul.

En revanche, la découverte d’une ergonomie rigoureuse, immédiatement et facilement acceptée par le partenaire animal, ne peut pas s’improviser, s’inventer, elle ne peut être que le produit d’un apprentissage rigoureux.

Et c’est précisément cet apprentissage qui consiste le cœur de l’enseignement Audreco, car nous savons trop bien que sans lui, rien n’est possible, alors qu’avec lui, tout le reste devient facile.

Voilà pourquoi nous avons appelé notre ouvrage traitant de cette question « Le toilettage au bout des gestes ». Le geste juste, qui conduit à un « toilettage juste », est aussi le geste le plus facilement accepté, voire accompagné par le partenaire animal.

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