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Les faux alibis

À présent, je lis dans les pensées de nombre d’entre vous : « tout cela est bel et bon, mais il n’y a pas dans ma zone de chalandise de clientèle pour une pratique zoocosmétologique ! »

Les uns m’expliqueront qu’ils exercent « à la campagne », où l’on ne veut que des tontes. Les autres, qu’ils sont en ville, mais dans un quartier populaire, avec des moyens financiers très modestes. D’autres au contraire feront savoir qu’ils sont dans un quartier aisé, mais que, chacun le sait, les gens « riches » ne veulent rien dépenser pour leurs chiens. Dans tous les cas, la conclusion sera la même : le seul service attendu par la clientèle et le raccourcissement plus ou moins régulier des toisons qui s’y prêtent.

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J’ai tellement entendu ces arguments, qu’ils ne sont plus pour moi que rengaine sans intérêt. En effet, c’est toujours oublier cette vérité commerciale : c’est l’offre d’abord, c’est l’offre toujours, qui crée le besoin ! Ce que j’ai d’ailleurs vérifié, à titre personnel, dès le début de mon existence professionnelle, qui a commencé en banlieue parisienne par un salon qui ne pratiquait que beaucoup la tondeuse et un peu les ciseaux, allant jusqu’à ignorer les épilations ! J’ai commencé par épiler, le moins mal que j’ai pu, tous les poils durs de la clientèle, les premières fois, sans changement de prix ; par ailleurs, la chance a voulu, je l’ai raconté ailleurs, de croiser les pas d’un certain lévrier afghan d’un certain notable… six mois plus tard, les dés en étaient jetés, il me semblait certains jours que tous les terriers et tous les lévriers de l’Ouest parisien s’étaient donnés rendez-vous dans notre salon… des tontes ? Je les refusais, je n’en avais pas le temps…

Une expérience que dans des conditions diverses, j’ai réactualisée au moins quatre fois, tout au long de ma vie professionnelle. Une expérience que par ailleurs, j’ai vu vivre par de nombreux professionnels convaincus. Oui, je l’affirme avec la plus grande vigueur, il y a partout une clientèle pour le zoocosmétologue ! À laquelle il ne faut pour permettre à cette dernière de naître, ou se développer, qu’un peu de « pédagogie » ou si vous préférez, de sensibilité « marketing »…

Pour un toilettage intelligent, par Michel Georgel

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