< Ce billet constitue une suite de : Toilettage : ne pas s’emmêler dans ses démêlages…

Nous voulons faire ici le point sur quelques conséquences pratiques des obligations réglementaires concernant l’organisation des salons.

Sols et murs

On se souvient que nos plafonds et nos murs doivent êtres facilement lavables et désinfectables, et il semble assez facile d’en déduire les matériaux que nous pourrons utiliser. Une question plus complexe est celle l’obligation d’une pente d’un minimum de 3% et d’un orifice d’évacuation.

La question se pose de moyens qui serait à la disposition de l’administration pour s’assurer, dans un magasin commercial, du respect de cette obligation. Mais il y a plus sérieux : nous disposons aujourd’hui de matériels de nettoyages qui rendent de fait cette obligation superflue. Il s’agit des auto-laveurs, ou même plus simplement, de l’usage des aspirateurs à eau. Les objectifs d’hygiène sont certainement beaucoup mieux respectés par ces appareils que par un orifice d’évacuation. Les services de contrôle en sont d’ailleurs généralement d’accord, qui retiennent plus dans ce texte l’obligation de résultat que celle des moyens. Il reste qu’il sera dans doute souhaitable pour la logique et la modernité des textes réglementaires de les adapter un jour dans ce sens.

Milieu ambiant

Les directives concernant le milieu ambiant ont pour conséquence évidente que tout salon de toilettage doit être équipé d’un système d’extraction d’air efficace, permettant un renouvellement constant de l’air. Cela signifie que dans la plupart des cas, l’extraction ne sera pas suffisante en soi, il faudra y adjoindre une installation de soufflage.

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L’affichage des instructions en cas d’urgence

N’oublions pas l’affichage des instructions concernant les dispositions à prendre en cas d’urgence. Ces dispositions concernent bien sûr les attitudes à prendre en cas d’incendie, par exemple, mais pas seulement.

Dans le cas de notre métier, nul doute qu’elles concernent également les accidents pouvant subvenir aux animaux. Il est inutile de se voiler la face. La logique des probabilités fait qu’il est vraisemblable, au cours d’une vie professionnelle, que nous rencontrerons un sujet en proie à une crise d’épilepsie, (pouvant entraîner chute avec fracture) ou à une crise cardiaque, par exemple. Avoir prévu, c’est dans la plupart des cas, transformer un accident en incident. Ne pas avoir prévu peut conduire à des situations de panique aux conséquences quelquefois dramatiques pour les animaux qui nous sont confiés.

Le plus sage pour chaque salon est d’avoir choie un vétérinaire « partenaire » de fait du salon, de préférence le plus proche possible de l’établissement. Son adresse sera bien connue de tout le personnel, le mode de transport doit être prévu, sa mise en œuvre possible en permanence.

Mais attention, il ne suffit pas d’avoir prévu, vous devez, obligatoirement, « afficher » l’ensemble des ces dispositions.

Le plus opérant sera par conséquent de réaliser votre affichage en accord et avec l’aide du vétérinaire que vous aurez choisi pour partenaire, et qui vous donnera à cette occasion les meilleurs conseils sur les conduites à tenir (et à afficher) en cas d’urgence.

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Mesures à prendre pour empêcher la fuite des animaux

Souvenons-nous enfin que c’est une faute professionnelle prévue par la loi que de laisser s’enfuir un chien, et toute notre organisation doit faire en sorte que cet accident soit rendu rigoureusement impossible. Or, un certain nombre de nos « clients » n’auront en permanence qu’une seule idée en tête pendant toute la duré de leur séjour chez nous… nous fausser la compagnie !

C’est pourquoi on parle dans notre métier de ce que nous appelons la « double sécurité » : cela veut dire que nous mettrons toujours au moins deux obstacles à la fuite des animaux. Une laisse peut nous trahir, une porte peut s’ouvrir. Mais une laisse et une porte ne vont pas nous « manquer » en même temps. Et s’il n’y a pas deux portes, alors, n’hésitons pas, mettons plutôt deux laisses qu’une seule.

Ne jamais faire confiance aux laisses des clients. Avoir des laisses de toilettage sûres, en chaînette, que les animaux ne pourront pas couper de leurs dents. Penser que certains chiens sont capables de sauter fort haut. Penser au cas particulier des chats ! Penser qu’une porte qui ne se ferme pas automatiquement finira tôt ou tard par rester malencontreusement ouverte. Cela n’arrive qu’une fois sur mille, me direz-vous. Oui, mais comme nous faisons mille fois les choses…

Un moment particulier doit avoir été tout particulièrement réfléchi, c’est celui du moment ou nous remettons le chien à son maître. Même si le maître tient son chien en laisse, notre responsabilité peut être engagée, aussi longtemps que le chien est dans notre local ! En cas d’incident, la jurisprudence a déjà considéré que c’était au professionnel de prévoir et d’empêcher la fuite du chien, que son propriétaire n’avait pas la compétence d’anticiper !

> Lire aussi : Pouvez-vous vous passer de communiquer (dit autrement, de faire de la publicité)

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