« Je suis attiré(e) par les animaux, et c’est volontiers que j’envisagerais la profession du toilettage. Mais voilà, mon toiletteur (variante : ma toiletteuse, ma belle-mère, ma concierge, ou je ne sais qui d’autre…) me dit qu’il ne s’en sort pas, et que la profession serait déjà saturée. » Qu’en est-il en réalité ? Essayons d’y voir clair…

On compte aujourd’hui en France, en moyenne, un salon de toilettage pour 13 000 habitants.

 Je note dans notre étude Métiers de services auprès des animaux, et si c’était le moment de se lancer ?, la situation aux États-Unis : un salon pour… 6 650 habitants ! Cela signifie que pour approcher la pénétration américaine du marché, il nous faudra doubler le nombre de salons de toilettage ! Trop de salons, dans notre pays ? Et non ! C’est même exactement le contraire !

formation toilettage

Il y a de nombreuses raisons au déficit du nombre de salons et plus encore du nombre de toiletteurs. La principale est bien sûr un environnement peu favorable à l’épanouissement de la petite entreprise, situation suffisamment dénoncée ailleurs, pour qu’il soit inutile d’y revenir plus avant. (Sinon pour signaler ceci : il n’existe pas dans notre pays d’autre solution pour deux toiletteurs de travailler ensemble que celle où l’un se trouve le salarié de l’autre ; avec cette conséquence évidente : dans le cadre de notre « code du travail », singulièrement alourdi, par notre convention collective, l’emploi, non seulement ne peut pas se développer, il est même condamné à se réduire ; alors qu’il exploserait, littéralement, au premier allégement, par exemple la possibilité pour un salon de partager son activité avec des autos entrepreneurs… Mais n’insistons pas, une telle proposition serait reçue comme la pire des incongruités par tous nos syndicalistes, tant patronaux que salariés !)

Un environnement résolument défavorable à l’entreprise, certes, mais l’honnêteté conduit à le reconnaître : là n’est pas la seule raison de notre manque de développement. Il en est une autre, rarement ou insuffisamment soulignée : le niveau d’hygiène dont les Français, en général, semblent se satisfaire pour leurs animaux de compagnie, chiens et chats !

Qui voyage un peu pourra témoigner combien ce niveau est inférieur à celui que l’on rencontre dans de nombreux autres pays développés : aux États-Unis, mais aussi en Australie on n’imagine pas vivre avec un animal qui ne soit pas baigné au moins tous les mois, et de préférence, toutes les semaines ! Pas besoin d’aller si loin, un voyage dans des pays limitrophes (Belgique, Espagne…) pourrait vous réserver bien des surprises.

Or c’est bien du côté de l’hygiène que se situe notre potentiel professionnel, ce que je me propose de vous démontrer, chiffres à l’appui, dans un prochain billet.

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Michel GEORGEL

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